Kinésiologie et psychologie

Kinésiologie et psychologie

L’importance de la psychologie apparaît fondamentale en kinésiologie. Non pas une psychologie reposant sur la psychanalyse, mais une psychologie très concrète basée sur le sens véritable du mot.
Quelques définitions du Larousse : psychologie vient du grec psukhé = âme. Le mot âme vient du latin anime : principe de vie, qui anime et vivifie. C’est la définition de l’énergie suivant les approches asiatiques.

Ainsi, le corps et la psyché de l’humain sont comparables aux côtés face et pile d’une pièce de monnaie. Ce qui constitue la pièce elle-même est la tranche, comparable à l’énergie qui anime le corps. De même que s’il n’y a pas d’épaisseur, il n’y a pas de pièce, s’il n’y a pas d’énergie il n’y a pas de vie dans le corps. Dès lors qu’il y a perturbation, c’est toute l’énergie de la personne qui se trouve déséquilibrée. Est-il logique de ne s’occuper que d’un aspect, psychologique ou physique ?

En d’autres termes : si une pièce de monnaie est voilée, est-il logique d’essayer de n’en redresser que le côté pile ou le côté face ? Evidemment non ! C’est pourtant ce que s’efforcent de faire les thérapeutes manuels négligeant les aspects psycho-émotionnels ou les  » psy  » négligeant le corps. A l’opposé de ces façons de morceler l’être humain en parties indépendantes, la kinésologie est une approche réellement globale. Nous insistons sur cette réalité car le discours de globalité est très répandu dans les théories, mais la mise en pratique est très rarement effective.

Les dernières découvertes en neuroscience confirment qu’un souvenir peut être sorti de la conscience sans pour autant être oublié, effacé. L’Imagerie Cérébrale (IRM) met en évidence trois étapes mobilisant chacune une aire spécifique du cerveau :

  • L’encodage qui place en mémoire les ingrédients sensoriels du souvenir : son, image, odeur, émotion.
  • Le stockage.
  • La récupération qui permet à la conscience de capter le souvenir.

En psychologie, on part de l’idée que les souvenirs qui remontent à la conscience sont intégrés dans la mémoire autobiographique. Plus la personne est capable de raconter l’événement, plus elle se libère du souvenir obsessionnel. La psychologie pratiquée en kinésologie relève davantage de la neurologie. La parole est très accessoire : cette approche utilise un test musculaire pour interroger le corps, véritable manifestation de l’inconscient. Ainsi, en suivant des protocoles aussi perfectionnés que des logiciels d’ordinateurs on peut :

  • Cibler avec précision la cause originelle du mal-être.
  • Choisir, parmi des centaines de techniques dont dispose le praticien, celle qui convient le mieux pour effacer les traces de stress qui déterminent le comportement que l’on veut changer.
  • En préciser les modalités d’application.
  • Vérifier le changement enregistré par le système nerveux central.

Ce qui fait la richesse des domaines d’intervention relève du test musculaire qui nous permet d’accéder à la banque de données la plus complexe qui soit : un être humain. Si on admet le bien-fondé de la fameuse phrase de Montaigne :  » Chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition « , on ne peut qu’accepter l’idée que chacun porte en soi les causes et les solutions à ses problèmes, dans la mesure où son état n’est pas pathologique. Parmi les concepts de neuro-physiologie utilisés en kinésiologie dans un but d’équilibration globale ou d’approfondissement de la psychologie de la personne, signalons la synergie de deux techniques faites en une seule manoeuvre :

  • Les mouvements des yeux désormais en France grâce à David Servan Schreiber sous le terme de EMDR.
  • La mise en relation énergétique entre :
    • Le cerveau postérieur où siègent l’amygdale et l’hippocampe dont la fonction concerne le passé : la mémoire des émotions
    • Le cerveau antérieur dit pré-frontal qui concerne le  » ici et maintenant « .

Ce n’est là qu’un simple exemple de cette méthode dont les moyens se démarquent des approches classiques prolongeant l’oeuvre de Freud et utilisant non pas la psychologie mais une neuropsychologie.