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Journal d’un corps Daniel Pennac

Le narrateur a commencé à tenir scrupuleusement le journal de son corps à l’âge de douze ans, en 1935.

Il l’a tenu jusqu’à sa mort, en 2010, à 87 ans.

Son projet était d’observer les innombrables surprises que notre corps réserve à notre esprit d’un bout à l’autre de notre vie. Ainsi a-t-il finalement décrit toute l’évolution de son organisme.

Le résultat est le roman d’un corps qui tient moins du précis anatomique que de l’univers malaussénien, car Daniel Pennac évite la froideur du constat médical en introduisant à chaque page des personnages, des situations, des dialogues et des réflexions qui font circuler le sang de l’intimité dans ce corps autopsié que le lecteur, souvent, reconnaîtra comme étant le sien.

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"Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c'est un 6e qui les délivre ; bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction, ce 6e sens qui apparaît, c'est simplement l'envie de vivre." [Grand Corps Malade]